Avignon

Samedi 29 janvier
rassemblement bruyant
15h en haut de la rue de la République (près de la place de l’horloge)
tract du comité 84 contre la répression
et des prochains rdv à suivre
comité 84 : contreloppsi2@orange.fr

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Autopsie

Lorsqu’on parle de « sécuritaire », on imagine souvent la dictature en grosses pompes…Et bien non, le « sécuritaire » c’est aussi le silence de la pantoufle administrative… Avant même d’être un ambitieux projet de transformation de la France en un gigantesque commissariat, la LOPPSI 2 , et le « tout sécuritaire » qui va avec, est un formidable outil de gestion de la main d’oeuvre (avec ou sans travail).
Le rôle de l’État, de gauche comme de droite, sécuritaire ou démocratico-démagogique, est d’assurer le développement de l’économie en garantissant des conditions favorables d’exploitation. Les moyens qu’il se donne dépendent de la situation sociale à laquelle il doit s’adapter mais l’objectif reste toujours la rentabilisation de la chair à patron (celle qui produit le capital). RMI… RSA… les outils de contrôle des travailleurs précaires s’affinent mais la logique reste la même : la précarisation des précaires appuie celle des travailleurs, permet le nivellement des salaires vers le bas, la flexibilisation du travail et le développement de l’intérim. L’organisation de la précarité sert toujours l’organisation du marché du travail. Il en va de même pour toutes ces lois qu’on qualifie de « sécuritaires ». Des premières lois sur la maîtrise de l’immigration votées par la Gauche, à cette série de lois LOPPSI, la logique reste la même : une gestion des population de plus en plus performante pour un contrôle de plus en plus précis du marché du travail. On est loin du fantasme d’un État policer qui viendrait tabasser l’État social existant…

En 2003, la Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure se prend un « P » de plus pour « Performance ». Comme partout, l’heure est à l’ « optimisation », au « management », à l’ « organisation des ressources humaines ». La gestion du social adopte ce fonctionnement. La politique de la « sécurité intérieure » doit désormais être « managée » avec autant de succès qu’une entreprise en plein essor. C’est donc largement une histoire de gros sous qui va alimenter les marchés de la surveillance et du contrôle: des mouchards électroniques aux caméras en passant par la construction immobilière et la promotion du secteur privé de la sécurité.
Désormais, l’« anticipation », la « prévention des délits » et les « pronostiques sur les profils criminogènes dès le plus jeune âge » viennent remplacer les traditionnels modes de résolution d’enquête pour « prévenir plutôt que guérir ».
De plus, en matière de rendement policier, le calcul est simple, il suffit de ratisser large. Voleur, Rrom, squateur, délinquant à la petite semaine, sans-papier, maraudeur des « tombés-du- camion », vendeur « à la sauvette », marginal qui construit sa cabane (…) viennent grossir les rangs de l’« ennemi intérieur », aux côté des multiples menaces terroristes, migratoires ou banlieusardes. Le principe est de donner au Ministère de l’Intérieur les moyens de mener une politique offensive contre cette délinquance de masse, diffuse et quotidienne, que pratiquent régulièrement tous les exploités de ce système pour tenter de survivre un peu mieux. Et comme c’est ce « régulièrement » qui fait du chiffre (chez les juges ça s’appelle « récidive »), c’est ce type de délictualité de misère que la politique de la sécurité intérieure désigne comme fléau national et se donne pour tâche d’éradiquer
« (…), loin d’être seulement l’addition de délits indépendants les uns des autres, la délinquance est plutôt le fait d’un nombre limité de personne ayant adopté un mode de vie criminel qui se caractérise par la commission régulière d’infraction. »
Les chiffres de la délinquance gonflent, le mythe de l’insécurité grandit, et la police a de plus en plus de travail… Ça tombe bien ! Avec la LOPPSI 2 tout les coups sont permis.

La LOPPSI 2, c’est donc avant tout un programme d’orientation sur 4 ans qui vise à réorganiser les administrations du contrôle social en les dotant des moyens pour le faire : Le but est de « mutualiser les forces » c’est à dire rendre policer tous les acteurs civils du contrôle (boites de sécurité privées, Éducation Nationale, société de transports en communs, Pôle Emploi, Sécurité Sociale, Trésor Public…) afin que les flics n’aient plus à s’occuper de paperasserie et se concentrent sur le terrain. Les agents de direction de l’administration sociale pourront désormais à la fois s’échanger des informations entre eux ou en demander aux keufs, et dresser des procès verbaux en cas de fraude.
Quant à la bleusaille, gendarmes, policiers et douaniers seront incités à travailler ensemble par la création d’équipe commune d’enquête et des possibilités de formation mutuelle. Pour « optimiser » leur rendement, on modernise leurs moyens technologiques ( par exemple triplement du nombre de caméras), on augmente les effectifs de la police technique et scientifique (une police blanche comme Monsieur Propre!), et on accroît la circulation de l’information entre eux.
Pour manager (et surtout ménager) les ressources humaines chez les condés, la loi prévoit par ailleurs la création d’une réserve civile (flicaille retraitée et « citoyens-vigiliants-délateurs-volontaires »), une formation permanente… et bien sûr une promotion sociale car c’est vraiment trop dur d’être un poulet!
Ce programme d’orientation s’accompagne d’une énorme réforme juridique qui vient légaliser les nouveaux moyens techniques et technologiques exploitables par les keufs et la répression ciblée de la petite délinquance répétée.
D’un côté, on trouve tout un tas d’articles visant à faciliter le travail des flics : simplification des procédures d’alimentation des fichiers de police et légalisation de leur recoupement avec ceux privés et sociaux (banque, CAF, Sécu…), simplification du recours à la surveillance informatique et téléphonique (légalisation de la captation à distance de données informatiques, allongement de la durée légale d’interceptions téléphonique, allongement de la durée de conservation de ces données…), extension du recours à la vidéo-surveillance comme preuve, protection des agents du renseignement qui leur offre une totale impunité et favorise l’utilisation du témoignage sous X (un témoignage de condé) comme élément à charge dans une procédure.
D’un autre côté, le principe est de faire entrer dans le champs juridique de plus en plus d’infractions et de durcir les peines des actes de débrouille, bidouille, système D: délinquance routière, vente à la sauvette, « fraude » aux allocations sociales, cybercriminalité, squat, vols… jusqu’à la création de nouvelles peines pour les parents de mineurs indisciplinés qui auraient par exemple rompu leur « contrat de responsabilité parentale » en laissant traîner leur progéniture après les horaires du couvre feu individuel imposé par le Préfet.

Ces nouvelles mesures disciplinaires et coercitives s’inscrivent dans la droite lignée des politiques sécuritaires mises en oeuvre ces dernières années à travers un arsenal de lois et de décrets législatifs (LSQ,LSI, Lois Perben, LOPSI1). Si la LOPPSI2 est indéniablement un bon moyen de réprimer les galériens adèptent du système D, ce qui est en jeu derrière cette énième loi, c’est une anticipation et une adaptation des politiques de «sécurité» aux troubles sociaux que ne manqueront pas de provoquer les mesures d’austérité mise en place par les Etats européens. La répression comme outil adéquat à la gestion de la population, en ces temps de crispation des inégalités du système. Triste programme qui ne risque pas de s’arrêter en si bon chemin, quand bien même la LOPPSI serait abrogée.
Alors pourquoi lutter contre une énième loi alors que nous savons que toutes les lois sont à détruire pour mettre fin aux systèmes d’exploitation et de domination ?
La situation de guerre sociale, volontairement durcie par l’Etat, voit surgir des résistances diffuses à travers le monde. La peur distillée et l’isolement de chacun sont des barrières à l’extension de nos luttes. La seule force capable de contrer l’avancée de la domination et de l’exploitation repose sur nos capacités à nous solidariser, à entrer en lutte et à unir nos combats. La lutte contre la LOPPSI ne nous apportera donc pas de grande victoire mais une occasion de plus pour expérimenter des moments d’auto-organisation et développer ensemble une critique et une démarche de résistance collective face à ce système qui nous atomise et nous rend vulnérables pour mieux nous asservir. La base de notre force réside dans la mise en commun de nos envies, de nos moyens et de nos perspectives…que nous entendons bien mettre en pratique ensembles !

http://antilop.eklablog.com/

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Retour sur les actions de la semaine dernière menées par des opposants à la LOPPSI en Cévennes

Jeudi 20 janvier à Alès : Opération «cheveux dans la soupe policière et militaire»

Nous nous sommes invités à une petite dizaine au Forum des métiers de la défense et de la sécurité organisés par la Maison de l’emploi et la ville d’Alès. Vraisemblablement, cette manifestation pour recruter des nouveaux chiens de garde au service de l’État et du Capital (administration pénitentiaire, armée de terre et de l’air, marine, légion étrangère, polices nationale et municipale, gendarmerie, pompiers, sécurité privée…) n’a pas eu grand succès : il n’y avait quasi-personne à part les uniformes ! Nous avons installé une petite table et diffusé des textes contre LOPPSI. Les élèves présents boudaient pour la plupart les stands des uniformes («On n’est pas des lèche-boules de condés») mais se montraient intéressés par nos infos. À noter que des municipaux sont venus faire leur show en prenant à partie l’un d’entre nous qui discutait avec les jeunes. Ceux-ci ont dès lors encerclé les deux bleus, ainsi ridiculisés aux yeux de leurs collègues des différents corps… Avant de partir avec les élèves, les enseignants se sont excusés auprès de nous d’avoir amené leur classe. Dès lors, plus de public à part nous autres trublions et un problème de sono en prime… Le député-maire Max Roustan ne fera pas son discours de clôture. Nous décidons de nous rendre à la Maison de l’emploi pour nous expliquer avec eux et leur dire que nous ne sommes pas d’accord avec le fait d’organiser des évènements de recrutement pour des métiers dont le rôle est de surveiller, enfermer et tuer les pauvres. Nous avons aussi confisqué la quasi-totalité des prospectus invitant à s’engager…

Vendredi 21 : «Rouston, on est encore là !»

Après quelques échauffourées en gare d’Anduze suite à une mobilisation d’opposants à l’intégration d’Anduze dans le Grand Alès, les notables alésiens arrivent à Saint-Jean-du-Gard. La cérémonie des vœux semble se dérouler normalement malgré une présence remarquée de la bleusaille et d’agents de la DCRI qui filtrent au faciès les entrées à la salle. Max Roustan monte sur l’estrade. Il est suivi par une vingtaine d’opposants à la LOPPSI qui tentent de prendre la parole et déploient des banderoles. Au son des voix bourgeoises qui scandent «Sortez-les !», un cordon de gendarmes pousse les trouble-fête hors de l’estrade puis hors de la salle, sous les coups de quelques civils zélés. Pas le temps de goûter aux petits-fours et au champagne, ni de nous exprimer plus clairement sur le refus de cette loi et de la société qui va avec, nous rejoignons nos camarades restés au dehors en gueulant «Fauchés, fichés, fâchés !» puis «Flics porcs assassins», «Pétain reviens, t’as oublié tes chiens !» ou «Police municipale, larbins du capital» lorsque des flics d’Alès équipés de boucliers nous bousculent hors des grilles de l’espace Paulhan. Nous déambulons quelques temps, le plus souvent  près des fenêtres de la salle en criant et en ironisant sur la situation : les flics, encore une fois, protègent les mondanités bourgeoises…

http://lapicharlerie.internetdown.org/

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Prochains rassemblements et assemblées anti-Loppsi en France (mis à jour quotidiennement)

Paris

Ajaccio

Alès
- prochaine AG, le 4 février à la Bourse du Travail

Angers

Avignon

Besançon

Bordeaux

Brest

Carcassonne

Clermont-Ferrand

Chambéry

Crest

Dax

Dijon
## samedi 29 janvier à 11h place du Bareuzai
## Déambulation Anti-loppsi à Dijon
+ repas, musique, discussions, constitution d’un réseau de solidarité

Grenoble

Lille
http://antiloppsilille.herbesfolles.org/

Limoges

Lyon

Mantes-la-Jolie

Marseille
http://antilop.eklablog.com/
[ Assemblée anti-loppsi tous les mardi 18h, en haut des escaliers de la fac St Charles ]

Nantes

Nice

Nîmes

Pontivy

Plounéour-Ménez (Finistère)

Rouen

Strasbourg

Tours

Valence

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Dijon : Stoppons la LOPPSI et ses avatars

## Stoppons la LOPPSI et ses avatars !

+++ Invitation à tout ceux qui souhaitent agir face aux politiques sécuritaires.

## samedi 29 janvier à 11h place du Bareuzai
## Déambulation Anti-loppsi à Dijon
+ repas, musique, discussions, constitution d’un réseau de solidarité

Par temps de “crise”, de démantèlement des protections sociales et
d’augmentation des inégalités, la LOPPSI représente un nouvel épisode
de la guerre aux pauvres et aux formes de vie considérées comme
dangereuses par le gouvernement. Des couvre-feux pour les mineurs à
la censure de l’internet en passant par la répression des vendeurs de
rue et des regroupements de jeunes, des destructions des camps de Rroms à celle des
habitats alternatifs, la LOPPSI tape sur tout ce qui bouge (voir analyse
détaillée au dos). Elle mobilise à cet effet les « citoyens », offre de
nouveaux pouvoir aux vigiles, et prévoit l’installation de mouchards
dans les ordinateurs. Le pouvoir veut museler les contestations et
mouvements qui ressurgissent et se cherchent. Il traque les moyens de
débrouilles dans la précarité ou les espaces de rencontres des démunis.
Il recadre ceux qui tentent de vivre autrement et d’échapper à la contrainte
d’être rentable et exploitable à merci. Plus les lois passent, plus nous
intégrons le sentiment d’être surveillable en permanence,
et plus décider par soi-même de ce qui est acceptable ou non
et agir en conséquence devient proscrit.

Dans cette optique, la LOPPSI ne fait d’ailleurs que confirmer la
tendance. Les dispositifs que viennent renforcer cette loi sont déjà
largement appliqués et entrés dans la vie quotidienne, à grand renfort
de nouvelles technologies. A titre d’exemple local et sans attendre ces
nouvelles mesures, la Mairie de Dijon a, de son propre chef, installé un
parc de 26 caméras de video-surveillance en 2007. Cette même mairie
mène aussi depuis des années une politique assumée d’expulsions et de
destruction des habitats de fortune des Rroms, et d’autres bâtisses
occupées, sans toujours s’embarrasser de procédures. A Dijon encore,
grâce aux politiques préfectorales, des dizaines de lycéens vont passer
en procès en janvier pour être aller manifester dans la rue lors du mouvement
des retraites.

Malgré les nombreuses manifestations un peu partout en France, nous ne
nous faisons pas d’illusions sur le fait qu’un gouvernement “à
l’écoute” abroge ou modifie cette loi. La LOPPSI montre aussi crûment
qu’on ne peut espérer s’en sortir en construisant son alternative, sa
yourte, son squat ou son potager discrètement dans son coin. Pourtant
les mouvements sociaux et révoltes qui se font écho d’un pays à l’autre
depuis quelques mois, et les multiples insoumissions créatives
développées au quotidien, témoignent de la vivacité des résistances
toujours possibles.

Si nous voulons rejoindre à Dijon le mouvement anti-loppsi, ce n’est pas
pour se contenter de ralentir un peu le rouleau compresseur, mais bel et
bien pour ouvrir des perspectives d’émancipation. Il s’agit de tisser
des liens et des solidarités entre les personnes et groupes dont la
LOPPSI cible les modes de vie et les luttes, et d’oeuvrer aux formes
d’organisation nécessaires à empêcher son application. Il s’agit d’être
capable de continuer à braver l’interdit haut et fort, de vivre sans
être paramétrés et pistés, d’être méconnaissable face aux caméras, de
refuser les couvres-feux et d’occuper les rues, de diffuser des contenus
subversifs sur internet ou à la sauvette, de multiplier les rencontres
et habitats hors-normes…

++++ Que vise la Loppsi ? quelques aspects de la loi :

La LOPPSI 2 est la suite de la Loi d’Orientation et de Programmation de
la Sécurité Intérieure votée en 2002 qui définissait les orientations
nationales des politiques de sécurité

# Vidéo-surveillance : La loi prévoit de tripler le nombre de caméras
(60’000). On autorise des entreprises privées à mettre des
caméras qui filmeront la voie publique, on étend de toutes façons la
possibilité pour les autorités de placer des dispositifs de
vidéosurveillance partout (et notamment pour les manifestations). Les
municipalités seront fortement incitées et subventionnées pour installer leur
«vidéoprotection».

# Habitats précaires, alternatifs, nomades : L’article 32 ter A renvoie
entre autre aux attaques estivales du gouvernement contre les Rroms.
Il se lit plus généralement comme une offensive à l’encontre des habitants
d’habitations
de fortune, de campements de sans-abris mais aussi à l’encontre de
personnes ayant choisi d’habiter caravanes, roulottes, camions, tipis,
yourtes, auto et éco-constructions. L’article vise à permettre de passer
outre les quelques possibilités de se défendre devant la justice et
d’obtenir des recours et délais pour protéger ce type de domicile.

L’article 32 ter A prévoit une possibilité d’expulsion dans un délai de
48h après simple mise en demeure du préfet sans décision de justice.
L’article prévoit une sanction financière pour
ceux qui ne s’exécuteraient pas assez vite, ainsi que la destruction de
l’habitation et des biens qu’elle renferme, sur procédure accélérée. Il
n’est prévu ni relogement ni hébergement pour les expulsés. Ils doivent
quitter les lieux et se rendre “invisibles”.

# Citoyen relais et privatisation de la sécurité : La LOPPSI prévoit de
mettre des citoyens au service de la police. Des missions de
surveillance du voisinage peuvent leur être confiées, mais aussi de
délation des troubles à la tranquillité publique, des jeunes qui font
l’école buissonnière ou qui occupent les halls. A ce propos un
amendement prévoit d’augmenter l’amende jusqu’à 1500 euros pour
l’occupation en réunion des espaces communs, des parkings souterrains,
des toits des immeubles, et permet de prendre des mesures correctives ou
éducatives à l’encontre des mineurs impliqués ou de leurs parents.
Quant aux majeurs, ils pourront être convoqués devant le tribunal de
police.
Le texte prévoit aussi de délivrer des pouvoirs de policier à
des agents de sécurité engagés par des boites privées comme par exemple
contrôler une identité ou procéder à une fouille.

# Mineurs : La criminalisation de la jeunesse est un des objectifs majeurs
du gouvernement depuis quelques années. La loppsi offre la possibilité
de comparution immédiate pour les mineurs délinquants,
l’instauration de couvre-feu pour les mineurs de moins
de 13 ans, des pressions financières sur les parents, du fichage et
des sanctions pour les jeunes jugés absentéistes.

# Peines Planchers : De la même façon l’amendement 390 étend les peines
planchers aux violences aggravées dès le premier acte de violence alors
qu’elles ne concernent aujourd’hui que les délits commis en récidive
légale.

# Cybercriminalité : La police pourrait utiliser tout moyen (physiquement
ou à distance) pour s’introduire dans des ordinateurs et en extraire des
données dans diverses affaires, allant de « crimes graves » à divers
délits comme «l’aide à l’entrée, à la circulation et au séjour
irrégulier d’un étranger en France commis en bande organisée». La loi
prévoit aussi d’augmenter les moyens de censure des sites en s’en
prenant, pour amorcer le processus, au contenu “pédophiles”.
On se souvient qu’avec ce même prétexte consensuel, le fichage adn
s’était étendu en quelques années à la quasi-totalité des autres formes de délits.

# Délit de vente à la sauvette : Elle n’était réprimée que par une amende
atteignant au maximum 750€. Avec la LOPPSI II il est prévu de faire de
cette pratique un délit, punissable de 6 mois de prison et de 3750€
d’amende !

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à Pontivy

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À deux doigts de la catalepsie

Tract distribué lors du rassemblement parisien devant le Sénat

Nous nous battons, paraît-il, contre la loi loppsi.

Profitons-en pour être un peu sincères, et tenter de dire quelques vérités.

Cette loi est avant tout un discours, qui nous rappelle le processus
immonde dans lequel nous sommes engagés, dans lequel la défaite des luttes
passées nous a enfermés.

Ce que les organisations prétendument démocratiques appellent la
restriction de nos libertés se résume en fait à l’ajout de quelques
chaînes à celles que nous avons déjà. Ce n’est pas une loi qui en est à
l’origine, mais la croissance économique, qui implique qu’à mesure
qu’avancent nos capacités productives, se renforce le contrôle dont nous
sommes l’objet. La loi vient couronner cette nécessité, la traduire dans
un langage compréhensible pour l’ordinateur bureaucratique.

Nous sommes les idiots qui fabriquent les caméras qui les filment, les
prisons qui les angoissent, qui nourrissent les porcs qui les arrêtent, les
éducateurs qui les dressent.

En mettant un coup d’arrêt à la logique de la surveillance et du contrôle
au moment où elle ressent le besoin de s’expliquer et de s’intensifier,
nous voudrions la faire voler en éclats. Nous voudrions surtout faire la
révolution.

Mais le rapport entre une révolution et la mobilisation contre une loi
minable, aussi aisée qu’en soit la justification théorique, est la plupart
du temps inexistant. Ce rapport peut s’établir n’importe quand, pour à peu
près n’importe quoi. Par exemple, le seul moment où, au cours de la
mobilisation contre les retraites, l’idée d’en finir avec ce monde en
pétant tout a commencé à connaître une application pratique, est apparu
lorsque suffisamment de gens étaient dans la rue pour que cette idée ne
soit plus honteuse.

Et comme ces gens étaient dans la rue pour de mauvaises raisons, ils n’ont
évidemment pas compris -ou pas osé comprendre- ce que voulaient -ce qu’ils
voulaient- ceux qui osèrent tout péter.

Nous ne nous sentons jamais à notre place dans un rassemblement pacifique
et revendicatif, bien que nous soyons probablement ceux qui les
fréquentent le plus. C’est que nous aimerions les transformer en leur
contraire, renouer avec le principe originel du conflit social, la
violence, et ce qu’elle signifie, l’absence totale de conciliation avec
l’oppresseur, la négation de tout ce qui nous unit à lui. Ceux qui ont
plus de considération pour leurs chiens que pour ceux qui crèvent au coin
des rues, que méritent-ils ?

Nous voulons transformer les rapports sociaux, pas modifier leur
règlementation. Le premier rapport social à transformer, c’est celui qui
nous prive de nos luttes, qui fait parler des bureaucrates à notre place.
Ce n’est qu’en le subvertissant que nous parviendrons à nous dégager des
discours qui rendent incompatibles théorie et pratique révolutionnaire.

Par exemple, les déclarations qui émanent des aspirants au pouvoir
tunisien depuis la fuite du dictateur sentent tellement le pourri qu’on en
serait dégouté de toute insurrection. Si personne ne parvient à leur
clouer le bec, et que dans les jours qui viennent ils continuent
impunément de traiter la population insurgée de «provocateurs payés par la
police», cette révolution finira comme toutes les autres. Et les
pisse-froid pourront se faire plaisir en disant qu’elles ne peuvent finir
autrement ;

Les singularités quelconques anonymes

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Brochures et tracts Anti-Loppsi à télécharger

Tract contre la loppsi 2 / le même en roumain

Brochure “À bas Loppsi 2″

Brochure Loppsi 2 : outils et méthode pour performer la guerre aux pauvres

Loppsi 2 et Pôle Emploi

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le 16 janvier à Grenoble

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Appel à une assemblée publique le 18 janvier à 18h à la CIP, 14-16 Quai de la Charente, métro Corentin Cariou

Appel à tous ceux qui se sentent concernés par ces lois, à ceux touchés directement et qui voudraient raconter comment cela change leur vie, leur travail, leur façon se loger… Appel à tous pour se demander comment continuer à réagir face à ces lois après la manifestation de samedi, comment les contourner ou se défendre face à celles-ci.

ASSEMBLEE PUBLIQUE contre la LOPPSI mardi 18 janvier 2011 à 18h à la CIP, 14-16 Quai de la Charente, métro Corentin Cariou.

Brochure Anti-Loppsi

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